
Expertise fissures dans le 93
Qualifier des désordres structurels.
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Malfaçons, désordres décennaux, dommages-ouvrage dans le 93 : comment mettre en jeu la garantie décennale du constructeur. Un expert bâtiment indépendant qualifie le désordre et monte votre dossier d’indemnisation.
Face à des malfaçons graves après construction en Seine-Saint-Denis, la garantie décennale protège le maître d’ouvrage pendant dix ans. Encore faut-il la mobiliser correctement, dans les délais et avec un dossier technique solide.

Instaurée par la loi Spinetta du 4 janvier 1978, la garantie décennale couvre pendant dix ans, à compter de la réception des travaux, les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Cette responsabilité de plein droit du constructeur est posée par l’article 1792 du Code civil : concrètement, le maître d’ouvrage n’a pas à prouver une faute, il lui suffit d’établir le lien entre l’ouvrage et le désordre pour que la responsabilité soit engagée.
Cette garantie s’impose à tous les constructeurs au sens large : entrepreneurs, promoteurs immobiliers, maîtres d’œuvre, architectes, mais aussi les fabricants d’un élément d’équipement conçu pour l’ouvrage (EPERS). Chacun doit être couvert par une assurance de responsabilité décennale, dont l’attestation doit vous être remise avant l’ouverture du chantier.
En parallèle, le maître d’ouvrage qui fait construire est légalement tenu de souscrire une assurance dommages-ouvrage (article L242-1 du Code des assurances). Son intérêt est décisif : elle préfinance les réparations sans attendre qu’un tribunal ait désigné le responsable, puis se retourne ensuite contre les constructeurs et leurs assureurs. Dans le 93, ce mécanisme concerne aussi bien les pavillons individuels que les logements collectifs récents et les opérations en VEFA.
La décennale vise les désordres graves qui touchent la solidité ou l’usage de l’ouvrage.
Tous les défauts constatés après une construction ne relèvent pas de la décennale. Le droit organise en réalité trois garanties complémentaires, qu’il faut savoir distinguer pour agir sur le bon fondement. La garantie de parfait achèvement, d’une durée d’un an à compter de la réception, oblige l’entreprise à reprendre l’ensemble des désordres signalés, y compris esthétiques. La garantie biennale, ou garantie de bon fonctionnement, couvre pendant deux ans les éléments d’équipement dissociables du gros œuvre (volets, robinetterie, chauffe-eau). La garantie décennale, enfin, ne concerne que les désordres les plus graves.
Relèvent typiquement de la décennale : les fissures structurelles traversantes qui laissent passer l’eau ou l’air, les défauts d’étanchéité de toiture ou de façade rendant le logement impropre à l’habitation, les affaissements ou fléchissements de plancher et de dallage, les effondrements partiels, les infiltrations récurrentes en sous-sol, ou encore la défaillance d’un équipement indissociable du bâti (canalisation encastrée, carrelage scellé sur une chape défectueuse).
À l’inverse, une microfissure superficielle d’enduit, un défaut de peinture ou un joint mal réalisé ne suffisent pas à caractériser un désordre décennal, sauf s’ils sont le symptôme d’un problème structurel plus profond. Tout l’enjeu consiste donc à qualifier précisément la gravité et l’origine du désordre : c’est le cœur du travail de l’expert bâtiment indépendant.
La réussite d’une mise en jeu de la garantie décennale se joue en grande partie sur la qualité du dossier technique. L’expert intervient sur site pour caractériser le désordre, en mesurer l’ampleur (relevés fissuromètres, contrôles d’humidité, vérification des pentes et des niveaux) et surtout en rechercher l’origine. Cette recherche de cause est déterminante : c’est elle qui permet de rattacher, ou non, le désordre à la responsabilité décennale et d’orienter les responsabilités entre les intervenants.
Son rapport, argumenté, illustré et daté, constitue la pièce maîtresse de la déclaration de sinistre à l’assurance dommages-ouvrage. Il permet de décrire les désordres de manière incontestable, de chiffrer les travaux de reprise et d’anticiper les objections de l’expert mandaté par l’assureur. Un dossier précis accélère l’instruction, sécurise le préfinancement et limite considérablement le risque de contestation ou de sous-évaluation.
Chez Check my House, nos experts certifiés OFIB interviennent en toute indépendance vis-à-vis des constructeurs et des assureurs. Cette neutralité est un gage de crédibilité de nos conclusions, aussi bien lors d’une négociation amiable que devant un tribunal.
Le rapport d’expertise qualifie le désordre, en recherche la cause et le rattache à la garantie.
La procédure débute par la déclaration de sinistre à l’assureur dommages-ouvrage, par lettre recommandée, en décrivant les désordres et en joignant les pièces utiles. À réception, l’assureur dispose de soixante jours pour notifier sa position sur la prise en charge, puis de quatre-vingt-dix jours pour présenter une offre d’indemnité. Ces délais, encadrés par le Code des assurances, ont une conséquence forte : passé ces échéances, ou en cas d’offre manifestement insuffisante, le maître d’ouvrage peut engager les dépenses nécessaires et l’indemnité est alors majorée de plein droit.
L’assurance dommages-ouvrage doit préfinancer les travaux de réparation sans attendre la recherche des responsabilités entre les constructeurs. C’est tout l’intérêt du dispositif : la remise en état du logement n’est pas suspendue à un long contentieux. L’assureur exerce ensuite ses recours contre les entreprises fautives et leurs assureurs de responsabilité décennale.
En cas de silence, de refus ou d’offre sous-évaluée, le maître d’ouvrage n’est jamais démuni : l’expert indépendant l’accompagne pour contester l’évaluation, produire une contre-expertise argumentée et, si nécessaire, saisir le tribunal pour obtenir la désignation d’un expert judiciaire. Là encore, agir vite est essentiel, car la garantie s’éteint dix ans jour pour jour après la réception des travaux.
Ceux qui compromettent la solidité de l’ouvrage (fissures structurelles, affaissements, effondrements) ou le rendent impropre à sa destination (défauts d’étanchéité graves, infiltrations rendant l’habitation impossible). Les désordres esthétiques ou mineurs relèvent d’autres garanties.
La garantie de parfait achèvement (1 an) couvre tous les désordres signalés, la garantie biennale (2 ans) les équipements dissociables du bâti, et la décennale (10 ans) les désordres graves affectant la solidité ou l’usage de l’ouvrage.
Oui. Elle est imposée par l’article L242-1 du Code des assurances à toute personne qui fait construire. Elle préfinance les réparations décennales sans attendre la désignation d’un responsable, ce qui accélère la remise en état.
Vous pouvez toujours agir directement contre les constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, mais sans le préfinancement rapide de la dommages-ouvrage. La procédure est alors plus longue et l’assistance d’un expert devient d’autant plus utile.
La réception des travaux, qui est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage. Le délai de dix ans court à compter de cette date, et non à partir de l’apparition du désordre.
Dès la découverte du désordre, sans tarder, généralement dans les cinq jours ouvrés prévus au contrat. Une déclaration rapide et documentée protège vos droits et facilite la prise en charge.
Oui, cela arrive. En cas d’offre insuffisante, de silence au-delà des délais légaux ou de refus, une contre-expertise indépendante permet de contester l’évaluation et de rétablir un chiffrage juste des travaux.
Non. Une fissure n’est décennale que si elle compromet la solidité de l’ouvrage ou le rend impropre à l’habitation. L’expert détermine s’il s’agit d’un désordre structurel grave ou d’une fissure superficielle sans gravité.
Le coût dépend de la nature et de l’ampleur des désordres. L’expertise reste très souvent rentable : elle sécurise l’indemnisation, évite une sous-évaluation et peut faire la différence entre un dossier accepté et un dossier rejeté.
Oui. Nos experts se déplacent dans l’ensemble du département, de Saint-Denis à Montreuil, d’Aubervilliers à Noisy-le-Grand, pour les pavillons comme pour les logements collectifs et les biens en VEFA.
Un expert indépendant vous aide à mettre en jeu la garantie décennale, partout en Seine-Saint-Denis.